Vous l'avez compris l'assurance en cas de décès ou l'assurance en cas de vie sont deux choses différentes que l'on regroupe dans un terme : l'assurance vie.
Pourtant, l'une est un acte de prévoyance, l'autre est un acte d'épargne que l'on peut assimiler à une forme de retraite.
Et oui votre assureur l'appelle bien "assurance en cas de vie". C'est tout de même plus explicite !
Alors, bien sûr, chacun à envie de vivre vieux et en bonne santé. Mais l'on peut mourrir prématurément (l'assurance en cas de décès est faite pour cela), ou vivre longtemps mais devenir dépendant. Dépendant, c'est ne plus pouvoir se suffir à soi-même, et compter sur les autres. Mais les autres, ça coûte cher ! Votre retraite du régime obligatoire pourra n'être pas assez élevé pour couvrir les dépenses que votre grand âge nécessitera.
Donc, à moins de prévoir de gagner au Loto, difficile d'en être sûr, ou de compter sur un gros héritage d'un oncle d'Amérique, ce n'est pas le cas de tous le monde, il vaut mieux prévoir sur les revenus de votre assurance vie que vous aurez souscrite quelques temps après avoir lu cet article. Et ce genre de contrat de retraite complémentaire c'est pas quand vous vous approcherez de la soixantaine qu'il faudra y penser. Non le plus tôt, est le mieux. Imaginez un instant les frais que peuvent impliquer votre états ! Garde malade, aide ménagère, aide de vie, etc.
En moyenne, aujourd'hui, un "sénior" est dépendant 5 ans. Alors, pensez à ce que cela pourra devenir avec les progrès de la médecine et le rallongement de la moyenne de la durée de vie. En France, un sondage récent à montrer que l'on était les champions du monde pour ça ! Soyez prévoyant rencontrer votre assureur qui pourra vous proposer une "assurance dépendance". Une assurance vie pour vie réussie jusqu'au bout.
Elles sont nombreuses et portent des noms divers et variés en fonction des compagnies d'assurances, un mélange de francais de latin et de grec, prévalis, vitalis, etc... Mais elles suivent des schémas similaires:
- L'assurance à Capital différé :
C'est la plus commune. Vous souscrivez un contrat aujourd'hui et vous déterminez une date de fin de contrat 10 ou 20 ans plus tard. Si vous "arrivez" à la date dite, la compagnie d'assurance vous verse le capital (on a l'impression de gagner au loto). Alors le contrat prend fin.
«Mais si je venais à mourrir avant cette date ? » et bien c'est tout bénéfice pour votre assureur car votre contrat prend fin d'office ! Sauf si vous avez fait stipuler un clause spéciale, "une contre assurance", qui contraindra votre assureur à rembourser les primes versées à un bénéficiaire. Alors n'oubliez pas de faire rajouter cette clause spéciale !
Les contrats dits de "retraite" sont ainsi réalisés.
- La rente viagère :
C'est un contrat par lequel votre assureur, moyennant versement d'un capital, s'engagera à régler une rente pendant toute la durée de votre vie . C'est prudent si l'on pense battre le record de Jeanne Calmant.
Le contrat prend fin à votre mort, mais l'on peut y rajouter une clause de "réversion au départ" en faveur d'un second bénéficiaire, mais pas au même pourcentage.
La rente viagère est utile si vous voulez assurez à vos enfants un revenu fixe plutôt que le total d'un capital que vous craindriez de voir dépenser d'un coup.
Le taux d'une rente viagère dépend de l'âge du bénéficiaire à la souscription et de son âge lors de l'entrée en jouissance de la rente et de sa réversion éventuelle sur un autre bénéficiaire.
On peut prévoir une rente aujourd'hui qui sera versée seulement dans 10 ou 15 ans, cela s'appelle une rente à effet différé.
Bon, vous savez presque tout sur l'assurance vie. Explorez les autres rubriques du site en cliquant sur tout les liens pour entrer dans le détail ou trouver d'autres réponses à vos questions.
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